Portraits d’entrepreneurs : Ah, s’ils avaient su…

Laurent Chevara, 32 ans, créateur d’une société informatique spécialisée dans la traçabilité dans le Val d'Oise.
« Ma première expérience de créateur d’entreprise a été difficile. J’étais porteur d’un projet innovant appuyé par une expérience d’ingénieur mais devenir entrepreneur c’est un métier. J’ai créé rapidement mon entreprise tout en me formant seul dans des domaines qui m’étaient étrangers, comme la gestion ou la comptabilité. Autant de temps que je ne consacrais pas au développement de mon activité. À l’époque, je ne connaissais pas l’existence des incubateurs d’entreprises qui permettent de se lancer progressivement avec un accompagnement. »

Christian Lhan, 43 ans, repreneur d’une société de sécurité électronique et télésurveillance dans les Hauts-de-Seine.
« Reprendre une entreprise c’est comme adopter. Dans mon cas, le passage de relais entre l’ancien gérant et moi-même s’est à peu près bien passé. Mais avec le recul, j’aurais aimé bénéficier de conseils extérieurs et d’un accompagnement car la reprise d’une société comporte une dimension humaine, relationnelle, affective que j’avais mal évaluée. »

Odile Charra, 39 ans, créatrice d’une boutique de prêt-à-porter à Paris.
« Une formation, un accompagnement, m’auraient certainement permis d'appréhender des problèmes dont je n'avais pas conscience, en termes de gestion d'entreprise et de communication notamment. Cela m’aurait permis d'avoir une vision encore plus construite de mon projet ainsi que les outils pour le présenter de façon plus claire. Mes relations avec les banques et mes fournisseurs en auraient été sans nul doute grandement facilitées. »

Yves Massoni, 27 ans, créateur d’une société dans le secteur des services à la personne dans l’Essonne.
« La création d’entreprise est une aventure passionnante. Mais pour éviter une période d'apprentissage longue et laborieuse, mieux vaut avoir un interlocuteur qui vous met face aux réalités. Quand mon projet est né, il m’a manqué un partenaire pour m’aider à développer une vision du marché, à rencontrer des professionnels ou d’autres jeunes chefs d’entreprises. Je ne regrette rien aujourd’hui, mais il est préférable de se professionnaliser, de professionnaliser sa démarche avant de se lancer. »


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